Printemps silencieux

ddt

J’aimerais ici vous partager une de mes lectures les plus révélatrices de notre impact en tant qu’homme sur la biodiversité et l’environnement.

En effet, vous devez surement connaître Printemps silencieux de Rachel Carson et si ce n’est pas le cas je vous invite à l’acheter (Pour acheter appuyer ici ) il est très clair, rapide à lire et très révélateur.

Rachel Carson est une biologiste et écologiste Américaine connue pour avoir réussi à interdire le DDT aux Etats-Unis et pour avoir lancer le mouvement écologiste dans le monde (rien que ça!). Tout le long de son ouvrage elle nous raconte les impacts des pesticides, des insecticides et de nos pratiques productivistes sur l’environnement et la biodiversité, c’est à la fois très prennant et angoissant. Elle nous raconte les plus grandes hécatombes comme celle de la rivière du Colorado au Texas en 1961 où une fuite de produits chimiques d’une usine (DDT, hexachlorure de benzène, chlorate) a causé la mort de plus de 300 kg de poissons par km (sur 160km, 27 espèces touchées). Elle nous parle aussi de l’impact qu’ont toutes ces substances sur notre santé. Multiplication de cas de leucémies, de cancer, baisse de la fécondité (je ne veux pas vous déprimer) mais elle nous fait prendre conscience et nous révèle ce qu’on nous cache. Car en réalité, comme elle l’explique à merveille dans son ouvrage, les pesticides ont un véritable impact sur notre organisme. Ils séparent le phénomène d’oxydation à celle de production d’énergie : étape fondamentale dans la constitution d’une cellule. C’est alors ce qui cause parfois la transformation d’une cellule normale en « bonne santé » à une cellule cancéreuse. De plus les pesticides et insecticides modifient nos gènes, nos chromosomes et menacent la stabilité de notre espèce. Un individu moyen présente dans ses graisses entre 5,3 à 7,4 parts de DDT par million ce qui est infime mais ce taux devient considérable par accumulation. Car en réalité, on ne connait pas les effets d’une exposition à long terme des agents physiques et chimiques étrangers, notre expérience biologique n’est pas assez ancienne. Ce n’est qu’à partir des années 70 lorsqu’on a commencé à faire de la monoculture et à intensifier la production qu’on a employé ces agents et savez vous combien de pesticides étaient utilisés par an ? 1,1 milliard de tonnes.

Mais heureusement Rachel Carson ne nous raconte pas que des malheurs elle propose même de nombreuses solutions. Des solutions rentables et avec un rendement incroyable et à 99,9% respectueuses de l’environnement et de la biodiversité. Respectueuses à 99,9% car on pourrait par exemple importer des scarabés ou des coccinelles d’autres régions, pays et avec ces insectes créer des écosystèmes en fonction des plantes ou autre espèces qu’on aimerait cultiver (j’ai enlevé 0,1% car il faudrait déplacer parfois des espèces de leur milieu habituel). Des écosytèmes comme ceux ci existent déjà notamment dans les pays d’Europe du Nord. La ville de Copenhague en est un bon exemple (je vous invite à voir le film Demain qui parle justement de Copenhague. C’est un reportage génial qui parcourt toutes ces villes écologiques incroyables et toutes les solutions que l’on pourrait adopter).

Bref en un mot ce livre est tout simplement révélateur. Accrochez vous, lisez le quand vous avez le moral (car il en faut quand même) en espérant qu’il ne vous laisse pas indifférent.

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